La carte marine : au carrefour du savoir, de la navigation et de la curiosité
Au XVIIIe siècle, la Bretagne occupe une place à part dans la géographie maritime française. Sa façade atlantique, constellée de ports — Saint-Malo, Brest, Lorient, Quimper, Vannes, Nantes — est à la croisée de toutes les ambitions navales du royaume. Les cartes maritimes produites à cette époque témoignent de cette effervescence : outils de travail essentiels pour les navigateurs, elles sont aussi de magnifiques objets d’étude pour qui s’intéresse au rapport entre l’homme et le littoral.
À travers ces feuilles délicatement gravées, souvent colorées à la main, on découvre une Bretagne tout à la fois sauvage, fragmentée et stratégiquement surveillée. Mais qu’avaient-elles de particulier, ces cartes, qui traversent le temps entre cabinet d’amateur, archives, salles de vente et fonds patrimoniaux ?