Pourquoi les GPS sont-ils parfois imprécis ?
L’envers du décor : données, algorithmes et échelle
Le GPS, appareil désormais omniprésent, n’est rien sans carte numérique. Ces cartes sont construites à partir de plusieurs sources :
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Les bases de données nationales (IGN, Cadastre, DREAL)
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Les contributions collaboratives (OpenStreetMap)
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Les mises à jour fournies par les opérateurs (TomTom, HERE, Google)
Malgré leur précision apparente, ces sources présentent des écarts, et leur actualisation dépend de ressources et de signalements locaux, parfois rares dans des zones rurales peu denses.
Le GPS croise alors ces données avec ses algorithmes de routage. Mais une route forestière, ouverte pour les scieries ou chasses privées, peut apparaître comme accessible alors qu’elle est, dans les faits, barrée ou impraticable. À l’inverse, des chemins effacés du paysage après remembrement ou tempête (comme Lothar en 1999, source : Météo France), peuvent encore exister électroniquement…
Le temps de réaction numérique
Les infrastructures évoluent : priorité, sens uniques temporaires, créations d’impasses, élargissements… Certaines routes goudronnées sur les cartes IGN ont disparu, cédant à la forêt ou à l’enfrichement. Or, il faut parfois plusieurs mois, voire des années, pour que ces évolutions soient répercutées dans les bases de données, a fortiori pour les GPS vendus “prêts à l’emploi” que peu de propriétaires songent à mettre à jour.
Un exemple local : la D434 en travaux… et ses déviations “inexistantes” sur GPS
La départementale D434, reliant Épinal à Bains-les-Bains, a connu en 2023 de longs travaux. Des panneaux de déviation étaient installés sur place, mais aucun GPS n’indiquait ces nouveaux itinéraires temporaires, ni ne signalait la coupure de la route principale (source : Vosges Matin, 06/2023). Les habitués retrouvaient alors le réflexe du plan papier ou… de la sollicitation du voisinage.