Hêtraie et chênaie : l’âme feuillue des forêts de la Vôge
Sur la majorité des collines et plateaux, la hêtraie et la chênaie constituent la parure “naturelle” de la Vôge. Le hêtre (Fagus sylvatica) y occupe une place dominante, reconnaissable à son tronc lisse et ses grandes feuilles ondulées : il forme des “fagnes” ou “fays”, forêts fraîches et ombragées propres à la région, et parfois qualifiées d’“hêtraies de ravin” dans les zones les plus humides.
Le chêne pédonculé (Quercus robur) se mêle au hêtre dès que le terrain devient plus drainant. Dans les vallons du canal de l’Est, les petites clairières entourées de chênes rappellent les anciens pacages défrichés, tandis que sur les hauteurs du Bois de Bains, le jeu entre hêtres et chênes dessine des variations subtiles, notamment perceptibles au printemps et en automne.
- Superficie approximative : Les feuillus occupent près de 60 % de la surface forestière de la commune de La Vôge-les-Bains (données ONF 2020).
- Plantes indicatrices : Anémone sylvie, Jacinthe des bois, Fragon, Sceau de Salomon.
- Valeur patrimoniale : Certains arbres dépassent 200 ans d’âge dans le secteur de la “Grosse Pierre” (estimation ONF, 2019).
À l’automne, les sous-bois se tapissent d’une exceptionnelle diversité de champignons : cèpes, girolles, trompettes de la mort, mais aussi truffes de Bourgogne dans les clairières calcaires (« Florilège des champignons de la Vôge », étude mycologique Société Vosgienne, 2018).