Créateurs, écrivains et musiciens : Bains-les-Bains en refuge et muse
Le passage de figures artistiques et littéraires témoigne d’une tradition d’accueil où l’inspiration côtoyait la recherche de guérison. L’exemple le plus marquant reste celui du compositeur Camille Saint-Saëns (1835-1921), fidèle aux eaux de Bains-les-Bains dans les années 1890, qui y compose des pages de musique de chambre.
Florilège de vies artistiques croisées :
- En 1859, le romancier Gustave Flaubert fait étape aux thermes et s’attarde sur « la lumière tamisée des futaies », source d’inspiration épistolaire et d’atmosphères dans ses récits.
- Marie Noël, poétesse bourguignonne, s’y replie durant la Première Guerre mondiale, laissant dans son journal des descriptions sensibles de la vie villageoise autour des thermes.
- Émile-Auguste Chartier, dit Alain, séjourne à plusieurs reprises à Bains-les-Bains entre 1925 et 1931 : il s’y lie avec des instituteurs locaux et influence leurs questionnements pédagogiques, marquant la commune de son esprit critique et humaniste.
Ces passages, plus ou moins longs, mettent en lumière une tendance durable : en marge de la grande station, Bains-les-Bains cultive un art de vivre propice tant à la création littéraire qu’à l’expérimentation intellectuelle. Ces personnalités participent à l’ouverture culturelle de la commune, bien perceptible dans la fondation de cercles littéraires et la présence, dès 1911, d’une salle de concert aujourd’hui disparue.