Un plan secret entre sécurité et légendes urbaines
Un plan détaillé de tous ces souterrains, véritable carte du trésor pour amateurs d’urbex ou historiens, n’est jamais dévoilé au public. Et pour cause : la majorité de ces galeries sont instables, parfois inondées ou servent encore à des usages sensibles (câblages, réseaux informatiques, maintenance des égouts, etc.).
On sait, via le travail de l’IGC et de certains chercheurs universitaires comme Éric Tessier, que la carte générale des carrières se transmet uniquement aux services officiels, lors de chantiers ou pour la prévention des effondrements (Le Parisien, 2022). Quelques versions simplifiées circulent dans des ouvrages historiques, mais elles omettent délibérément de mentionner des secteurs dits “réservés” :
- Tunnels en activité : utilisés par la RATP ou la défense nationale, parfois sous de grands axes parisiens.
- Abris civils datant des conflits mondiaux : beaucoup sont murés ou effacés des plans publics.
- Lieux “fantômes” : stations de métro inachevées ou fermées (Saint-Martin, Arsenal, Croix-Rouge…), truffées de légendes.
Quelques associations, comme la Kata Tunnels Organisation, consacrent leurs recherches à la documentation du réseau. Mais même leurs plans détaillés sont volontairement floutés pour protéger les lieux et celles et ceux qui y circulent.