Plantes à usage traditionnel et symbolique
Muguet de mai (Convallaria majalis)
Emblème du renouveau, il s’installe souvent sous les hêtres, formant de lumineux tapis blancs au printemps. Outre sa réputation porte-bonheur, la plante reste toxique et ne doit jamais être consommée. Autrefois, le muguet était très recherché pour la parfumerie naissante du XIXe siècle.
Aspérule odorante (Galium odoratum)
Moins célèbre mais tout aussi charmante, cette herbacée tapisse les sols frais. À la cueillette raisonnée, elle offre ses notes vanillées aux sirops artisanaux ou à la « vinée », tradition printanière vosgienne où l’on parfume le vin d’aspérule.
Légendes et remèdes
Dans les sous-bois persistait une pharmacopée populaire dont la mémoire demeure : la bugle rampante (Ajuga reptans) était réputée pour soigner les plaies courantes chez les bergers. La primevère officinale (Primula veris), de tenues colonies en clairière, entrait dans des infusions apaisantes pour les troubles du sommeil (Source : « Flore et remèdes des Vosges », A. Jacquart).