1. Place Alexandre et la Fontaine aux Lions
D’emblée, la place Alexandre s’impose comme un point de repère. Outre son marché hebdomadaire animé (samedi matin), elle abrite la Fontaine aux Lions, installée en 1899, témoignage de l’esthétique Belle Époque qui accompagna l’essor thermal. À l’ombre de platanes centenaires, nombre de visiteurs ignorent que la place accueillait fêtes et événements dès le XVIIIe siècle. À voir : la statue du Colonel Beau, enfant du pays et figure des guerres napoléoniennes (source : Wikipédia).
2. L’église Saint-Colomban
En contournant la place par la rue Jules Ferry, on rejoint en quelques mètres l’église Saint-Colomban, un édifice du XVIIIe siècle classé Monument Historique. Elle porte le nom du moine missionnaire venu d’Irlande, dont la présence autour de Luxeuil puis de Bains marqua la spiritualité locale. Parfaite illustration du classicisme vosgien, l’église abrite des vitraux remarquables réalisés par les ateliers Benoît en 1939 (source : Patrimoine religieux).
- À noter : la chasse du saint, en bois doré, souvent ignorée des visiteurs, et un cadran solaire XVIIIe sur le mur sud.
3. Les anciens Thermes – Grand Hôtel Thermal
Rejoindre la rue Liégeard permet de découvrir les anciens thermes, cœur de l’histoire locale. L’activité thermale, attestée dès le IIe siècle, connut ses heures de gloire au XIXe siècle : le Grand Hôtel et les Thermes, imposants, témoignent d’une architecture oscillant entre néoclassicisme et régionalisme.
Le complexe, longtemps propriété du groupe Chaîne Thermale du Soleil, soigne les affections veineuses et rhumatismales et attira nombre de curistes jusqu’à la rénovation récente (source : Chaine thermale du soleil). En face : la serre à palmiers et l’ancien kiosque témoignent du goût pour l’exotisme, typique des stations thermales françaises à la Belle Époque.
4. Le Pavillon des Sources
En poursuivant vers la rue des Thermes, le Pavillon des Sources s’offre aux regards. Ce petit bâti pittoresque abrite la « source Salée », exploitée médicalement dès le XVIIIe siècle et qui fit la réputation de la ville dans toute la Lorraine. Le Pavillon, sobrement orné, évoque les expériences balnéaires du XIXe : pompages, bains douches, puis les fameux « gazons » (parcelles engazonnées réservées aux curistes) à l’arrière. Parfois, des expositions temporaires ou animations culturelles s’y tiennent, renouant avec sa fonction de lieu de vie plus que de simple point de collecte.
5. Le parc thermal, serre et petit patrimoine
Dans la continuité, le parc thermal présente l’autre visage du centre-ville : celui de la détente et du contact direct avec le végétal. Il s’étend sur près de 2 hectares, planté d’arbres exotiques (ginkgo, séquoias, cèdres) importés par les directeurs d’établissements thermaux friands de raretés botaniques. La serre, récemment restaurée, témoigne de l’intérêt local pour l’acclimatation des plantes d’ornement au XIXe siècle (source : Office de Tourisme La Vôge-les-Bains).
- À voir aussi : le kiosque à musique, le petit pont de pierre, la rocaille, et plusieurs bancs mosaïqués typiques des années 1930.
- Une petite placette commémore Paul Utzschneider, ingénieur céramiste né à Bains-les-Bains et célèbre pour ses faïences à Sarreguemines.
6. Le lavoir de la Cense
Au sud du parc, une ruelle conduit au lavoir de la Cense. Édifié au début du XIXe siècle, ce bâtiment à pans de bois alterne bacs à laver et colonnes en fonte restaurées. Jusqu’aux années 1950, il fut le rendez-vous quotidien des laveuses — parfois surnommées « les canards de Bains », à la verve réputée haute en couleur. Entre deux anecdotes glanées auprès de descendants, il n’est pas rare que resurga l’expression « la causeuse » : un banc central où circulaient, en même temps que l’eau, les nouvelles du bourg.
7. Rue de la République et façades typiques
La boucle se termine par la remontée vers la rue de la République. On y aperçoit une succession de maisons de maître, petits hôtels, logis mitoyens et devantures commerçantes à l’ancienne : volets colorés, enseignes peintes ou ferronneries évoquant la prospérité de l’époque thermale. Plusieurs bâtiments ont jadis abrité chocolaterie, coutellerie ou imprimerie, témoignant d’une vie locale foisonnante au tournant du siècle dernier.
| Ligne du parcours |
Distance estimative (à pied) |
Temps moyen |
| Place Alexandre — Église |
100 m |
2 min |
| Église — Anciens Thermes |
200 m |
4 min |
| Anciens Thermes — Parc thermal |
150 m |
3 min |
| Parc — Lavoir de la Cense |
250 m |
5 min |
| Lavoir — Rue de la République (retour) |
300 m |
6 min |
L’ensemble du circuit — en flânant et en s’arrêtant aux principaux éléments signalés — s’effectue en 1 h 30 environ. Libre à chacun de prolonger la découverte selon ses envies de pavés, de conversations sur les bancs ou de pauses à la terrasse d’un café.