Ambiances forestières et rencontres inattendues
À travers ces sentiers, chaque marcheur est invité à ralentir. La Vôge n’offre pas le spectaculaire des plus hauts sommets, mais sait récompenser les curieux avec la subtilité de ses paysages et la diversité de ses forêts. Il n’est pas rare de croiser, à l’aube ou au crépuscule, l’arrière-silhouette d’un chevreuil, quelques busards planant au-dessus des clairières ou la discrétion d’un pic noir sur un tronc blessé. Les plus patients observent aussi, sous les bouquets de hêtres, la floraison de l’anémone sylvie, messagère d’un printemps ancien.
Quelques arbres, ici et là, sont devenus familiers de générations entières : on conte encore, à Bains-les-Bains, les jeux d’enfants autour du “Sapin du Roi” ou du “Chêne à la Licorne”, vestiges d’une forêt racontée de bouche à oreille. Les forestiers locaux, aujourd’hui encore, entretiennent ces monuments naturels tout en veillant à ne pas dénaturer les biotopes qui abritent papillons, amphibiens et discrètes orchidées autochtones (source : Conservatoire des Sites Lorrains).