La signalétique urbaine : quels repères peut-on espérer ?
Dans les quartiers centraux, les adresses sont souvent affichées sur de petites plaques bleues (jūsho hyō) posées sur les murs ou poteaux, indiquant le chōme, le ban, le gō. Il faut alors procéder “par élimination”, en comparant chaque plaque croisée avec la suite recherchée. C’est un rituel pour beaucoup de Tokyoïtes, notamment dans les quartiers résidentiels ou les alentours d’une gare secondaire.
Par ailleurs, certaines avancées ont été tentées au fil du temps :
- À la veille des Jeux Olympiques de 1964, Tokyo a mis en place une numérotation plus moderne le long de certaines routes, pour faciliter l’accueil des étrangers (Japan-Guide.com).
- Depuis les années 2000, les GPS et applications mobiles (notamment Google Maps et Yahoo! Japan Maps) ont limité la casse, mais l’imprécision des adresses d’origine rend parfois leur efficacité… perfectible.
Dans les quartiers historiques ou populaires, il n’y a pas toujours d’autre choix que d’interroger un passant, ou de remarquer un repère visuel marquant : lanternes antiques, enseignes en bois, angle de temple. Le bouche-à-oreille reste une valeur sûre pour qui veut s’attabler à une table recommandée par un initié.