Charbonnières et métiers oubliés : le bois, source d’énergie
Outre le bâtiment et le chauffage, le bois vosgien fut longtemps consacré à la production de charbon de bois, indispensable jusqu’au XIXe siècle pour alimenter les forges, les verreries (comme celles de la vallée de la Saône) et même la production de poix ou de goudron. Les charbonnières, ces aires aménagées pour le “meulage” du bois, laissent dans la forêt de petits cratères ou emplacements circulaires aux sols noirâtres, observables notamment en forêt de La Houssière ou autour de la fontaine de Diane.
- Les charbonniers habitaient dans de modestes cabanes — les “loges” —, dont les ruines subsistent parfois sous la forme de soubassements en pierre ou de petites excavations.
- La toponymie conserve le souvenir de cette activité : “Le Haut-Charbon”, “Pâture des Meules”, ou encore “La Place des Fours”.
- Ces charbonnières fonctionnaient selon le savoir-faire ancestral, soumettant le bois à une cuisson lente en limitant l’oxygène, pour obtenir un charbon à haut pouvoir calorifique utilisé localement.
L’extraction de la poix, de la térébenthine, mais aussi la fabrication de sabots, de manches et de petits outils, ont laissé d’autres traces plus diffuses dans le paysage et parfois dans les récits familiaux transmis entre habitants.