Ce qu’il reste aujourd’hui : héritage, reconversions et mémoire vivante
Nombre de ces villas subsistent aujourd’hui, parfois converties en hébergements touristiques modernes, parfois habitées à l’année, ou fermées, dans une attente silencieuse. Leur architecture reste un fil rouge dans le tissu local, et leur mémoire subsiste dans le récit des anciens, la toponymie (villa Mathilde, villa des Tilleuls…), et les pratiques patrimoniales (visites guidées, expositions temporaires).
- Plusieurs villas sont classées au titre du patrimoine architectural local ou inscrites à l’inventaire des bâtiments remarquables de La Vôge-les-Bains.
- Des archives orales, collectées par l’association Histoire et Patrimoines Vôgiens, conservent le souvenir de grandes familles de curistes, de figures du personnel, et d’anecdotes liées à l’accueil (« le chat qui suivait les nouveaux venus à chaque arrivée, la voisine-hôtesse réputée pour ses infusions… »).
- Chaque été, des descendants de curistes reviennent chercher dans la villa familiale cette trace unique d’un art de recevoir, tissé d’attention, de discrétion et de mémoire partagée.
En somme, parcourir l’histoire des villas thermales à Bains-les-Bains, c’est renouer avec une forme d’hospitalité fondée sur la continuité du lien – entre les générations, entre ville et campagne, entre repos et rencontre. Elles portent encore, à travers leurs murs et leurs souvenirs, la marque d’un accueil à la fois humble et raffiné, un art du séjour qui fait toujours la singularité profonde de cette région de la Vôge.