Généalogie d’un patrimoine : comprendre l’histoire des villas thermales
La singularité des villas thermales de Bains-les-Bains repose avant tout sur leur diversité architecturale. Entre 1880 et 1930, la station attire une clientèle aisée en quête de santé, mais aussi de sociabilité et de villégiature tranquille. On voit alors surgir, à l’ouest du parc thermal ou dans les rues doucement sinueuses menant aux forêts, d’élégantes bâtisses aux toitures travaillées, balcons ouvragés, marquises et jardins ombragés.
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Styles architecturaux variés : éclectisme Belle Époque, Art nouveau discret, influences néo-régionales, parfois mêlés à des éléments plus classiques. (Source : Inventaire du Patrimoine – Lorraine).
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Commanditaires identifiés : médecins reconnus, industriels, familles lyonnaises ou parisiennes, parfois propriétaires de sociétés minières liées à l’exploitation du sel et de l’eau thermale.
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Fonctions originelles : maison de maître louée à la saison, résidence de curiste, parfois minihôtel ou pension bourgeoise, sans oublier certains usages de « cures de repos ».
Si l’exemple de la villa « Les Glycines », affectueusement surnommée par les anciens, demeure emblématique par ses vitraux teintés et sa marquise de fer forgé, d’autres maisons comme la villa du Docteur Raguin (source : Archives municipales) ou la villa Stanislas, témoignent de l’influence des modes venues de Nancy ou de Vittel.
Ce patrimoine est intrinsèquement lié à l’histoire du thermalisme lorrain, au développement du tourisme d’eau douce, lui-même favorisé par l’arrivée du chemin de fer dès 1864.